Le retour du Marvel Heroes avec Thor en comics book

Le « Marvel Heroes » de cette année se clôt sur le dernier épisode de « Fatal Prométhée », un récit semblé à la base dans le n°606 de « Thor ». Et, si j’ai pu spécifier dans une chronique consacrée à La Torche des sources la dimension prométhéenne de certains récits marvéliens, obligé remarquer que ce dernier n’offre qu’un écho remarquablement lointain avec ce mythe pluri-millénaire.

Le Marvel Heroes avec Thor
Thor Marvel Heroes

Un chapître plaçant Kelda et Fatalis sur Scène

Le chapitre débute de manière classique, par une accroche placant en scène Kelda face à Fatalis. Suit une longue scène de délibération entre les Asgardiens, où Kieron consomme la deadline de rassembler les principaux éléments de l’intrigue, pour justifier l’assaut que Balder désire commencer contre le dominant de la Latvérie. Le tout sans ennuyer, avec de fréquents aboutissants de thèmes et d’interlocuteurs. L’épisode s’achève, de manière à ce qu'il convient, sur un cliffhanger, que les lecteurs habitués de la série auront sans doute anticipé, malgré cela qui préserve néanmoins son petit effet, de la façon dont il est amené.

Ce mythe savère en partie contaminé par la religion chrétienne, dans la mesure où l’on y retrouve une transposition de la Trinité, et du union d’Adam et Eve, malgré cela il repose aussi sur une conception cyclique du temps et de l'intrigue, voués à un éternel recommencement, caractéristique des mythes païens. Il a été remis au goût du jour dans les années 1990, suite à l’engouement pour les thèses millénaristes, dont l’approche de l’an 2000 favorisait l’éclosion. On a ainsi exploité le « Ragnarök » dans les jeux video, les mangas, les comics, au cinéma, mais aussi dans les groupuscules d’heavy metal !
Thor dans les comics marvel

Le retour du Ragnarok dans le Marvel Heroes

Ce n’est donc pas naturellement le fait que la geste de Thor s’inspire – remarquablement lointainement – du panthéon nordique et de ses légendes qui fait que le « Ragnarök » qui est convoqué à l’aube de ce « Siège » danger d’être fatal aux dieux d’Asgard : l’équipe éditoriale a dû penser que ce thème trouverait un écho auprès d’une partie de son lectorat, susceptible de l’avoir déjà rencontré à travers d’autres plateformes. Ce qui n’empêche pas le « Ragnarök » d’être récurrent dans « Thor » tel que, en ce moment-même, avec la série limitée « For Asgard », en cours de publication aux Etats-Unis, et dont marvelouscomics s’est déjà fait l’écho.

Et, si vous lisez les comics en V. O., souvenez-vous qu’en ce moment il est possible de dénicher deux séries limitées liées à la geste de Thor, un « For Asgard » remarquablement dépaysant, et un « First thunder », qui constitue un retour aux sources préférablement confortable !

Le film Spider-Man Homecoming

Après les événements survenus dans Captain America : Civil War, Peter Parker ( Tom Holland ) attend désespérément que Tony Stark ( Robert Downey Jr ) le contacte pour une nouvelle mission. En attendant, il alterne son existence peu glorieuse de lycéen solitaire et celle de super-héros, qui ne consiste rarement qu’à rendre des vélos volés et à porter secours des vieilles dames à dénicher leur sentier, dans son Queens natal. Mais un jour, un braquage qu’il fait tourner court le met sur la piste d’un mystérieux trafiquant d’armes ( Michael Keaton ), qui convoite particulièrement les armes superpuissantes des Avengers. Faire appréhender à Tony Stark et à son chef de la sécurité Happy Hogan ( Jon Favreau ) qu’il est sur une affaire vraiment importante ne sera pas une sexy affaire pour Spider-Man…

Spider-Man rentre dans le Marvel Cinematic Universe

Il est aussi remarquable de voir que le métrage survient à doser justement l’humour et à l’articuler logiquement autour des différents événements. De là à appeler Homecoming une comédie, il n’y a qu’un pas. C’est l'un des Spider-Man à créer à ce point forme comique ( qui est partie essentielle du personnage dans son matériau originel, les comics ), et c’est aussi l’un des nombreux Marvel Studios à en avoir un réussi. On dit avec plaisir au revoir aux diverses calembours pas drôles entre 2 scènes d’action que possède la majorité des scènes Marvel, et on accueille avec plaisir un humour simplement et agréable. Les 2 heures passent à une vitesse folle grâce à un rythme parfait, et si le film ne demeure pas forcément en tête, il apporte un divertissement sans failles. Jon Watts maîtrise subtilement la double identité de Peter Parker. De même, si l’on pouvait craindre que Robert Downey Jr aka Iron Man / Tony Stark vole la vedette à notre tisseur, il n’en est rien. Homecoming est bien un film Spider-Man. Le métrage rappelle les écrits de Brian Michael Bendis ( crédité au générique ), scénariste de comics et créateur de la lignée Ultimate sur laquelle s’inspire la majorité des scènes Marvel Studios, et c’est tout à son honneur : les dialogues sont très bons, les situations comiques s’enchaînent tout en laissant place à l’action, et tout comme un arc de comics divisé en plusieurs numéros avec des twists en fin, Homecoming devient soudainement plus intelligent qu’il n’y paraissait grâce à un twist bienvenu et bien songé.

Spider-Man Homecoming est sans nul doute un super film

Alors qu’on aurait pu s’attendre à un film hybride qui ne sait sur quel pied danser, Spider-Man Homecoming fait sans hésitation le sélection de la comédie pure et dure, et s’y tient de la première à la dernière minute avec une constance admirable. C’est en effet sur le ton de l’autodérision que Jon Watts traite son évolution et il l’assume complètement, bien loin du Tim Miller hésitant de Deadpool qui, à force de ne pas choisir entre le film de super-héros classique et la parodie, ne arrivait ni dans l’un ni dans l’autre. Ici, pas d’ambiguïté et Watts prend un sympa plaisir à briser la plupart des avantages dramatiques qu’il nous garantit d’une manière particulièrement jubilatoire, aussi bien par des dialogues affûtés que par un comique de circonstance à la perfection gérénn ( Spider-Man n’arrivant pas à maîtriser les différents normes de son vêtement conçu par Iron Man, le retournement sur la vraie identité du Vautour, alias Michael Keaton, à la perfection introduit et exploité de manière hilarante ).

Evidemment, si l’on voulait être légèrement tatillon, il y aurait plusieurs choses à reprocher à ce Spider-Man : Homecoming, spécialement des acteur régulièrement assez clichés ( le sidekick obèse, l’étudiant imbu de lui-même qui n’arrête de pas de se moquer du héros, faible étudiant timide et véritablement amoureux d’une fille qu’il juge trop belle pour lui, etc… ), une action pas souvent très originale ( mais qui propose au film un classicisme plus qu’appréciable ) et quelques facilités scénaristiquesnn ( Spider-Man qui soulève les piles de bétons sous lesquelles il est écrasé ). Mais on s’amuse bien trop devant un film de super-héros qui parvient non uniquement à se vouloir fun et décomplexé, mais surtout - et c’est potentiellement là le plus prodigieux - qui réussit à l’être, pour lui en avoir excessivement détermination !